Tu n'as pas le monopole de la verve assassine
D'un revers de mots je peux te tordre le cou
Tu sais que tu as tort et pourtant tu t'obstines
La mauvaise foi chez toi est affaire de dégoût
Tu te plainds sans cesse de cette graisse qui t'entoure
Et pourtant tu t'engraisses de 1001 calories
Tu dis que tu ne sais pas comment on peut te faire l'amour
Et bien on ferme les yeux et on pense à autrui
Tu es un putain de castré de la démonstration
C'est à se demander si les choses te touchent parfois
On dirait que rien ne t'atteint, pas même une exécution
Tu gardes tout pour toi, aussi bien la colère que la joie
J'en ai marre d'entendre la complainte du chômeur
Si tu n'attendais pas passivement que ça tombe
Tu te trouves des excuses pour rester un branleur
En portant sur tes épaules toute la misère du monde
Plus je relis ces mots et me les répète
Plus je me sens directement concerné
Et lorsque je lis l'en-tête
Je comprends mieux que tout simplement
Ces mots me sont adressés






